Devenir auditeur énergétique certifié : formation, étapes et financement en 2025
Pour devenir auditeur énergétique, il faut suivre une formation certifiante après validation de prérequis stricts.
- Certification DPE valide depuis 2 ans exigée par les principaux organismes (AFNOR, Bureau Veritas).
- Extension de certification spécifique obligatoire depuis le 1er juillet 2024 pour exercer l’audit.
- Parcours type : analyse du dossier, validation des prérequis, convocation sous 15 jours ouvrés.
- Formation Briq accessible avec un diplôme niveau 3 (CAP-BEP) et 3 ans d’expérience bâtiment.
- Durée variable : 10 jours (dont 5 pratiques) chez AFNOR, 70 heures chez Bureau Veritas.
Objectifs, prérequis et compétences pour suivre la formation d’auditeur énergétique
La formation d’auditeur énergétique ne s’improvise pas. Elle vise à enseigner une méthodologie rigoureuse conforme aux référentiels en vigueur, mais aussi à maîtriser les logiciels de modélisation thermique et la rédaction de rapports conformes. Les profils les plus courants sont les thermiciens ingénieurs en génie climatique, consultants et bureaux d’études souhaitant valider une compétence officielle.
Si vous êtes déjà certifié DPE, vous partez avec un avantage certain : les principaux organismes exigent une certification DPE valide depuis au moins 2 ans pour accéder au cursus. Cette expérience préalable garantit que vous maîtrisez déjà les bases de la performance énergétique des bâtiments avant d’aborder l’audit.
Voici un comparatif des prérequis et durées selon l’organisme choisi :
| Organisme | Prérequis exigés | Durée de formation |
|---|---|---|
| AFNOR | Certification DPE valide depuis 2 ans minimum | 10 jours dont 5 de pratique |
| Bureau Veritas | Certification DPE valide et compétences techniques | 70 heures de formation initiale |
| Briq (financeable CPF) | Diplôme niveau 3 (CAP-BEP) et 3 ans d’expérience bâtiment | Intensité hebdomadaire modulable |
À noter : la certification DPE seule ne suffit pas pour exercer l’audit énergétique. L’extension de certification spécifique est obligatoire depuis le 1er juillet 2024 pour tout diagnostiqueur souhaitant proposer ce service. Cette exigence réglementaire encadre strictement l’accès au métier et protège les consommateurs.
Processus de certification de l’auditeur énergétique étape par étape

Obtenir la certification d’auditeur énergétique suit un parcours balisé et séquentiel. Que vous passiez par AFNOR Certification ou Bureau Veritas, le processus de validation des compétences repose sur des étapes communes, encadrées par des délais stricts. Voici le déroulé type pour obtenir votre précieux sésame.
- Analyse du dossier de candidature : transmission de vos justificatifs (diplômes, expérience) et vérification de votre éligibilité au référentiel.
- Validation des prérequis : l’organisme vérifie que vous répondez aux critères, notamment la détention d’une certification DPE valide depuis au moins 2 ans.
- Convocation sous 15 jours ouvrés : après acceptation du dossier, l’organisme vous notifie les modalités pratiques et le planning de l’examen.
- Examen théorique et pratique : les épreuves durent 3 heures et combinent un QCM de connaissances et une mise en situation sur un cas concret d’audit.
- Délivrance du certificat RGE : la validation des compétences aboutit à l’émission du certificat, qui conditionne votre inscription au dispositif des entreprises Reconnues Garantes de l’Environnement.
- Inscription aux annuaires officiels : vous intégrez les listes publiques des professionnels qualifiés, comme l’annuaire France Rénov’, pour gagner en visibilité et capter des clients.
Un contrôle sur ouvrage est réalisé dans les 6 mois suivant l’obtention du certificat pour vérifier la conformité de vos premières prestations. À noter : cette certification doit être renouvelée tous les 4 ans. Ce maintien implique de suivre une formation continue annuelle obligatoire de 7 heures pour rester à jour sur la réglementation et les bonnes pratiques.
Comment choisir son organisme de certification et de formation ?
| Critère de choix | AFNOR Certification | Bureau Veritas |
|---|---|---|
| Positionnement | 1er certificateur en France | Certificateur accrédité COFRAC |
| Volume de certifiés | Plus de 6 000 certificats actifs | Non communiqué |
| Formation requise | 10 jours dont 5 pratiques | 70 heures initiales |
| Examen de certification | 3 heures (QCM + pratique) | Théorique et pratique |
| Renouvellement | Tous les 4 ans | Tous les 4 ans |
AFNOR et Bureau Veritas : les certificateurs historiques
Le choix du certificateur conditionne l’accès à la qualification RGE Études. Deux organismes dominent le marché : AFNOR Certification, qui revendique plus de 6 000 certificats actifs, et Bureau Veritas, accrédité COFRAC pour la certification des compétences des diagnostiqueurs. Tous deux évaluent vos compétences via un examen de 3 heures combinant QCM et épreuve pratique sur logiciel.
Pour les diagnostiqueurs DPE déjà certifiés depuis au moins 2 ans chez le même organisme, AFNOR propose une extension de certification spécifique exigée depuis le 1er juillet 2024 qui évite de repasser l’intégralité du parcours.
Comparer les offres des organismes privés et leurs spécialités
Les centres de formation privés se distinguent par leurs formats pédagogiques. Elysia Consulting propose un parcours de 21 heures 100 % à distance ; Diagvoda combine 35 heures de théorie en e-learning avec une pratique terrain ; Briq revendique une conformité au référentiel de compétences pour la qualification RGE via son programme de 70 heures.
- Vérifier l’accréditation COFRAC : gage d’un audit indépendant et reconnu
- Comparer durée et format : 10 jours en présentiel ou 70 heures mixtes
- Contrôler la conformité au référentiel des certifications
- Consulter l’annuaire des certifiés d’AFNOR pour valider la crédibilité
Déroulement de la formation pratique : durée, modalités et inscription
Les formations pratiques se présentent sous deux formats dominants : 100 % à distance ou en mode hybride (e-learning + présentiel). Les durées varient de 21 heures pour un parcours fully online à 70 heures pour une formule complète, intégrant un volet pratique obligatoire sur le terrain. Voici les configurations les plus répandues et les modalités d’accès concrètes.
- Elysia Consulting : parcours de 21 heures, 100 % à distance, avec un accompagnement personnalisé avant la session.
- Diagvoda : 35 heures de théorie en e-learning complétées par une mise en situation sur le terrain.
- Briq : démarrage flexible et intensité hebdomadaire choisie lors d’un premier échange de validation du projet.
- Examen final : épreuve de 3 heures, combinant un QCM et une épreuve pratique notée.
- Inscription : entretien préalable systématique avec l’organisme pour vérifier les prérequis (certification DPE valide depuis au moins 2 ans).
Comment se déroule concrètement la formation chez les principaux certificateurs ?
Chez AFNOR Certification, le parcours initial est calé sur 10 jours, dont 5 jours de pratique sur le terrain. L’accent est mis sur la maîtrise des outils de modélisation et la réalisation d’un audit complet en conditions réelles. Côté Bureau Veritas, la formation initiale de 70 heures est structurée pour couvrir l’ensemble du référentiel : thermique du bâtiment, analyse des systèmes énergétiques et rédaction de rapports conformes aux normes 16247-1 et 16247-2.
À l’issue de la formation, vous êtes convoqué à l’examen de certification. Prévoyez un délai de 15 jours ouvrés entre l’analyse de votre candidature et les épreuves ; les horaires exacts vous sont communiqués 2 jours ouvrés avant l’épreuve. Une fois certifié, un contrôle sur ouvrage pourra être réalisé dans les 6 mois suivant l’obtention du certificat, afin de valider vos compétences pratiques en situation réelle.
Pour vous inscrire, chaque organisme organise un premier rendez-vous (téléphone ou visio). Il sert à valider votre projet et vos prérequis, puis à fixer vos dates de formation. Pensez à préparer votre certification DPE en cours de validité et, si vous visez la qualification RGE, une expérience de 3 ans dans le bâtiment est exigée selon les parcours.
Réglementation applicable à la certification d’auditeur énergétique
La base réglementaire du métier repose sur le décret n° 2018-416 du 30/05/2018, qui définit les conditions de qualification des auditeurs énergétiques, complété par le décret n° 2023-1219 du 20/12/2023 fixant le référentiel de compétences des diagnostiqueurs. Ces textes imposent notamment la conformité aux normes 16247-1 et 16247-2 pour la réalisation des audits.
Depuis le 1er juillet 2024, une évolution majeure s’applique : l’extension de certification spécifique est devenue obligatoire pour tout professionnel souhaitant réaliser des audits énergétiques réglementaires, au-delà de la simple certification DPE. Cette exigence s’accompagne d’obligations de formation continue annuelle pour maintenir la mention RGE de son référent technique, gage de compétence actualisée pour le grand public.
Avantages et intérêts de devenir auditeur énergétique certifié
Devenir auditeur énergétique certifié ouvre l’accès à un marché en plein essor, porté par les objectifs de rénovation énergétique. Pour un diagnostiqueur titulaire d’une certification DPE depuis au moins 2 ans, c’est une diversification naturelle et stratégique qui répond à une demande croissante des propriétaires. La certification, délivrée par des organismes comme AFNOR Certification (qui compte plus de 6 000 certificats actifs), apporte une reconnaissance immédiate de votre expertise.
Cette distinction est un véritable atout commercial : elle vous permet de facturer des prestations à forte valeur ajoutée. Un audit énergétique de maison individuelle se négocie en moyenne entre 700 et 1 500 € TTC, un tarif justifié par un travail précis (visite de 2 à 4 heures, modélisation et rédaction du rapport). Surtout, votre inscription aux annuaires officiels des certifiés vous offre une visibilité accrue auprès des particuliers, qui recherchent activement des professionnels qualifiés et fiables pour leurs projets.
Financement et prise en charge de la formation d’auditeur énergétique
Le coût d’une formation d’auditeur énergétique représente un investissement conséquent, mais plusieurs dispositifs existent pour le réduire, voire le prendre en charge intégralement. Selon votre situation professionnelle (salarié, demandeur d’emploi, indépendant), les solutions de financement diffèrent.
- CPF (Compte Personnel de Formation) : mobilisable via des organismes comme Briq pour les actifs, il finance tout ou partie du parcours si celui-ci est éligible.
- OPCO : prend en charge les frais pédagogiques pour les salariés dans le cadre du plan de développement des compétences de leur entreprise.
- France Travail : propose des aides financières pour les demandeurs d’emploi souhaitant se reconvertir dans ce secteur porteur.
- POEI (Préparation Opérationnelle à l’Emploi Individuelle) : permet de financer la formation avant une embauche, sous condition d’une promesse d’emploi.
- Fifpl : un dispositif dédié aux travailleurs indépendants et aux professionnels libérales pour la prise en charge de leurs formations.
À découvrir aussi
Si le financement de votre formation vous préoccupe, d’autres parcours professionnels reposent aussi sur des dispositifs encadrés. Le convoyeur de fonds se forme via un CQP complet de 107 heures ou spécifique de 66 heures selon votre carte CNAPS.
La formation professionnelle ne se limite pas à un certificat : elle ouvre aussi la voie à une évolution de carrière, en développant des compétences transversales qui vous rendent plus visible. Investir dans un parcours comme celui d’auditeur énergétique, c’est se donner des arguments concrets pour négocier une augmentation, tout en maîtrisant des savoir-faire techniques directement liés aux besoins du marché.
La plupart des centres de formation, à l’image d’Elysia Consulting, proposent un accompagnement personnalisé dans les démarches de financement avant le début de la session. Briq aide également les candidats à identifier la meilleure solution de financement selon leur profil.
Pour les certifications plus exigeantes (comme l’extension de certification spécifique obligatoire depuis le 1er juillet 2024), des prises en charge partielles via les mêmes canaux sont souvent envisageables. N’hésitez pas à solliciter un devis personnalisé auprès des organismes comme Diagvoda pour connaître les tarifs exacts et les restes à charge possibles après déduction des aides.
