Salaire d’un chirurgien : montants par mois, spécialité, public vs privé
Le salaire moyen d’un chirurgien en France est d’environ 5 110 € net par mois.
- Débutant à l’hôpital : 4 000 à 5 000 € brut/mois.
- Fin de carrière dans le public : ~10 000 € brut/mois.
- Libéral possible jusqu’à 12 000 € brut/mois.
- Orthopédie : meilleur bénéfice annuel avec 138 507 €.
- Chirurgie plastique : fourchette de 150 000 à 350 000 €/an.
Salaire du chirurgien : fourchettes mensuelles et annuelles
Le salaire d’un chirurgien varie considérablement selon son statut et son ancienneté. Pour vous donner une première idée, la rémunération moyenne toutes spécialités confondues se situe autour de 5 110 € net par mois, soit environ 72 171 € brut par an. Cette moyenne cache en réalité des écarts très importants entre un début de carrière à l’hôpital et une activité libérale établie.
Rémunération dans le public (hôpital)
- 4 000 à 5 000 € brut/mois : salaire d’un praticien hospitalier débutant
- ~10 000 € brut/mois : rémunération en fin de carrière dans le public
- 9 229,60 € brut/mois : montant perçu au 13e échelon après environ 30 ans d’ancienneté
- 5 800 à 11 500 € brut/mois : fourchette totale pour un chirurgien hospitalo-universitaire (hôpital + université)
Rémunération dans le privé et en libéral
- 51 219 €/an : salaire de démarrage pour un chirurgien placé au 4e échelon dans le privé
- Jusqu’à 12 000 € brut/mois : revenu mensuel possible en libéral, voire plus selon la patientèle
- 80 000 €/an : salaire annuel moyen rapporté par la plateforme Glassdoor
- 72 171 €/an : salaire annuel moyen global, toutes structures d’exercice confondues
Spécialités chirurgicales et leurs salaires comparés

| Spécialité chirurgicale | Bénéfice annuel France | Notes |
|---|---|---|
| Chirurgie orthopédique | 138 507 € | Meilleur bénéfice comptable annuel (source : UNASA) |
| Chirurgie plastique | 150 000 à 350 000 € | Très large fourchette selon notoriété et clientèle |
| Chirurgie digestive | 150 000 à 350 000 € | Parmi les mieux rémunérées avec orthopédie |
| Neurochirurgie | 749 140 $ (États-Unis) | La mieux payée en Amérique du Nord |
| Chirurgie générale | 72 171 € (moyenne toutes spécialités) | 26 % de chirurgiennes dans cette spécialité |
| Chirurgie pédiatrique | Proche de la moyenne nationale | 38 % de femmes, plus forte féminisation |
Les écarts entre spécialités sont considérables. En France, la chirurgie orthopédique arrive en tête avec un bénéfice comptable annuel de 138 507 € selon les données de l’UNASA. Viennent ensuite la chirurgie plastique et la chirurgie digestive, dont les revenus annuels peuvent atteindre 150 000 à 350 000 € selon la renommée et le volume d’activité.
À l’échelle internationale, la neurochirurgie est la spécialité la mieux rémunérée avec des revenus annuels pouvant grimper à 749 140 $ aux États-Unis. En France, ce secteur reste très lucratif, mais les données précises sont moins systématiquement publiées.
Côté féminisation, les proportions varient fortement : on compte 26 % de chirurgiennes en chirurgie générale, 16 % en chirurgie plastique, mais 38 % en chirurgie pédiatrique. Ces différences reflètent des choix de spécialisation et des conditions de travail contrastées.
Médecins les mieux payés : où se situe le chirurgien ?
Dans la hiérarchie des rémunérations médicales, le chirurgien occupe une position très élevée, mais toutes les spécialités ne se valent pas. Certaines branches atteignent des sommets, notamment grâce à des actes techniques très valorisés et une forte demande.
- Neurochirurgie : tête du classement aux États-Unis, avec des revenus annuels moyens dépassant 749 140 $. Cette spécialité, exigeante et longue à maîtriser, reste l’une des mieux rémunérées au monde.
- Orthopédie : première spécialité chirurgicale en France selon l’UNASA. Le bénéfice comptable annuel atteignait 138 507 € en 2019, plaçant cette discipline en haut du podium hexagonal.
- Chirurgie plastique / digestive : ces secteurs affichent des revenus compris entre 150 000 et 350 000 € par an pour les praticiens installés, portés par une patientèle exigeante et des interventions souvent non remboursées ou très techniques.
- Chirurgiens libéraux : certains dépassent les 12 000 € bruts par mois, voire davantage, en cumulant volume d’actes et honoraires libres. Ce niveau de revenu dépend directement de la notoriété et du secteur d’installation.
- Anesthésie-réanimation : avec environ 150 000 € par an, cette spécialité se situe très proche des chirurgiens les mieux payés. Bien que non chirurgicale, elle est souvent associée aux blocs opératoires et bénéficie d’une forte valorisation.
En résumé, le chirurgien se place systématiquement parmi les médecins les mieux payés, que ce soit dans le public ou le privé. La spécialité choisie et le mode d’exercice (libéral versus hospitalier) restent les deux facteurs qui font le plus varier la rémunération.
Salaire en début de carrière du chirurgien
| Statut | Rémunération brute annuelle | Équivalent mensuel |
|---|---|---|
| Interne 1ʳᵉ année | 19 119,55 € bruts | ~1 593 € bruts |
| Interne 5ᵉ année | 28 027,80 € bruts | ~2 335 € bruts |
| Praticien associé 1ʳᵉ année | 36 083,16 € bruts | ~3 006 € bruts |
| Praticien associé 2ᵉ année | 40 774,80 € bruts | ~3 397 € bruts |
| Praticien hospitalier 1ʳᵉ échelon | ~66 000 € bruts | 5 500 € nets |
| Échelon 4 (privé) | 51 219 € bruts | ~4 268 € bruts |
Le parcours de rémunération d’un chirurgien suit une progression très marquée. Les premières années d’études, l’interne en 1ʳᵉ année perçoit 19 119,55 € bruts par an, soit environ 1 593 € bruts mensuels. Ce montant évolue jusqu’à 28 027,80 € bruts annuels pour un interne en 5ᵉ année.
Une fois le diplôme obtenu, le statut de praticien associé offre une première rémunération significative : 36 083,16 € bruts la première année, puis 40 774,80 € la deuxième année. En début de carrière hospitalière, un praticien hospitalier au 1ʳᵉ échelon touche 5 500 € nets par mois. Dans le secteur privé, le salaire de démarrage atteint 51 219 € bruts annuels dès l’échelon quatre.
Secteur d’exercice : public, privé, libéral quel impact sur le salaire ?
Le secteur d’activité est le principal levier de variation du salaire. Dans le public, la rémunération suit une grille indiciaire : un praticien hospitalier débutant perçoit environ 4 000 € brut/mois, tandis qu’au 13e échelon après 30 ans de carrière, le salaire atteint 9 229,60 € bruts/mois. Le privé et le libéral offrent des perspectives plus attractives.
En libéral, le chirurgien perçoit des honoraires par acte, ce qui peut porter son revenu à 12 000 € bruts/mois ou plus. L’écart avec le public est net : un chirurgien orthopédiste en libéral déclare un bénéfice comptable annuel de 138 507 €, alors qu’un confrère hospitalier plafonne autour de 110 000 € annuels.
Le choix du secteur dépend donc de votre priorité : sécurité et horaires cadrés dans le public, rémunération potentiellement doublée dans le privé ou le libéral. Les primes et indemnités, plus nombreuses à l’hôpital, ne compensent pas totalement cet écart pour un chirurgien expérimenté.
Études et formation pour devenir chirurgien
Pour exercer ce métier, il faut compter 10 à 12 ans d’études après le bac. Le parcours débute par une première année commune aux études de santé (PASS) ou une licence avec option santé (L.AS), toutes deux exigeant un bac général avec des spécialités scientifiques.
Après l’externat, le choix de la spécialité chirurgicale passe par le Diplôme d’Études Spécialisées (DES). Durant l’internat, la rémunération reste modeste : un interne perçoit 19 119,55 € bruts par an en première année, puis 28 027,80 € bruts en cinquième année. Le statut de praticien associé permet de gagner 36 083,16 € bruts par an dès la première année, puis 40 774,80 € la deuxième année.
