Se reconvertir professionnellement en CDI : les démarches concrètes et aides financières

Pour se reconvertir sans perdre son salaire, levier principal est le PTP.

  • 1300 jours travaillés exigés sur les 60 derniers mois.
  • Salaire maintenu à 100% pendant toute la formation certifiante.
  • Rupture conventionnelle ouvre droits chômage pour sécuriser le parcours.
  • Accompagnement par le CEP pour monter et structurer le dossier.
  • 93% des employeurs satisfaits du service Transitions Pro.

Le Projet de Transition Professionnelle (PTP) : levier principal pour se former sans perte de salaire

Les conditions d’éligibilité au PTP

Pour bénéficier du Projet de Transition Professionnelle (PTP), vous devez remplir plusieurs conditions précises. Ce dispositif, piloté par les associations Transitions Pro, est accessible aux salariés en CDI, CDD ou intérimaires souhaitant changer de métier.

  • Justifier 1300 jours travaillés sur les 60 derniers mois (période de référence continue)
  • Être en CDI ou CDD au moment de la demande, sans période d’essai en cours
  • Changer de métier visé : le projet doit correspondre à une nouvelle profession, différente de votre poste actuel
  • Déposer demande écrite à l’employeur au moins 60 jours avant le début de la formation (120 jours si durée supérieure à 6 mois)
  • Obtenir accord Transitions Pro après étude de votre dossier par la commission paritaire

Les avantages concrets du dispositif

Le PTP est le seul dispositif qui permet de suivre une formation à temps plein sans perdre son salaire. Les frais pédagogiques sont intégralement pris en charge, et vous bénéficiez d’un accompagnement personnalisé par le Conseil en Évolution Professionnelle (CEP).

  • Salaire maintenu pendant formation à 100% du net perçu avant le départ
  • Prise en charge totale des frais de formation et de transport
  • Accès à une formation certifiante reconnue par l’État (RNCP ou RSCH)
  • Aiguillage par le CEP pour structurer votre projet et monter le dossier
  • 93% employeurs satisfaits des services Transitions Pro selon les enquêtes de satisfaction

Les étapes clés pour quitter son CDI et préparer sa reconversion

comment faire une reconversion professionnelle quand on est en cdi

La préparation débute par un bilan de compétences pour valider votre projet et identifier vos forces. Cette réflexion vous aide à choisir une formation certifiante adaptée à votre nouveau métier.

Montez ensuite vos dossiers de prise en charge. Vous devez vérifier votre ancienneté : pour un Projet de Transition Professionnelle (PTP), il faut avoir travaillé 1300 jours sur les 60 derniers mois. Environ 93 % des employeurs sont satisfaits par ce service.

Planifiez votre départ en explorant la rupture conventionnelle ou le dispositif démissionnaire. Cette dernière option permet une indemnisation par France Travail pour sécuriser votre parcours. Chaque étape doit être anticipée pour éviter toute perte de revenus.

Rupture conventionnelle, démission et droits au chômage : les trois voies de sortie

Voie de sortie Condition principale Ouverture droits chômage
Rupture conventionnelle Accord mutuel entre vous et votre employeur Oui, ARE classique
Démission pour projet professionnel Projet de formation ou création d’entreprise validé Oui, via le dispositif démissionnaire
Démission classique Départ volontaire, sans motif professionnel Non, sauf cas légitimes spécifiques

La rupture conventionnelle reste la voie la plus prisée : elle nécessite l’accord de l’employeur mais vous garantit une indemnisation chômage, ce qui vous laisse du temps pour lancer votre projet sans pression financière immédiate.

Si vous optez pour une démission directement liée à une reconversion, sachez qu’elle n’ouvre pas automatiquement droit à l’ARE. Seule la démission suivie d’une formation qualifiante ou d’une création d’entreprise vous permet d’accéder au dispositif démissionnaire. Ce parcours sécurisé est encore peu connu mais offre une réelle protection.

Le dispositif démissionnaire : sécuriser son indemnisation après une démission pour formation

Conditions d’accès au dispositif

Pour bénéficier de l’allocation de retour à l’emploi (ARE) après une démission, vous devez répondre à plusieurs critères précis. Ce dispositif, encore méconnu, permet de quitter son poste sans perdre ses droits au chômage si la démission est motivée par une formation qualifiante ou un projet de création d’entreprise.

  • Être salarié en CDI – Le dispositif s’adresse exclusivement aux titulaires d’un contrat à durée indéterminée.
  • Démissionner pour formation qualifiante – La démission doit être justifiée par un projet de formation certifiante, reconnue par l’État ou une branche professionnelle.
  • Justifier d’un projet professionnel validé – Votre projet doit être jugé sérieux et réaliste par un conseiller en évolution professionnelle (CEP).
  • Avoir un accompagnement CEP – Un accompagnement obligatoire par un organisme agréé (OPCO, Cap emploi, etc.) est requis pour structurer votre démarche.
  • Faire reconnaître son projet par Transitions Pro – Une commission paritaire doit valider votre besoin de reconversion pour que l’indemnisation soit accordée.

Procédure de demande d’indemnisation

La procédure se déroule en plusieurs étapes administratives chronologiques. Une fois votre projet validé par le CEP, vous devez déposer votre démission officielle auprès de votre employeur. Ensuite, vous constituez votre dossier auprès de France Travail (ex-Pôle emploi) dans un délai de deux ans maximum après la démission. L’organisme vérifie que vous remplissez les conditions de durée de travail (au moins 1300 jours travaillés sur une période de 60 mois) et que votre formation est bien éligible. Si tout est conforme, l’indemnisation ARE est versée pendant la durée de la formation, avec un montant équivalent à celui perçu dans le cadre d’un licenciement classique.

Trouver et financer sa formation : CPF, PTP et alternance

Les sources de financement disponibles

  • PTP : maintient votre salaire et prend en charge les frais pédagogiques via Transitions Pro.
  • CPF : cumulez 500 à 800 € par an (temps plein), utilisable sur Mon Compte Formation.
  • Alternance : rémunère pendant la formation, accessible même en reconversion après démission sécurisée.
  • AFPA / GRETA : proposent des formations rémunérées, parfois avec statut stagiaire.
  • TransCo : dispositif Transitions Collectives pour les projets de reconversion dans un secteur qui recrute.

Comment choisir sa formation

La première règle est de vérifier que la formation visée est certifiante (inscrite au RNCP) pour maximiser les chances de financement par le PTP ou le CPF. Consultez les avis d’anciens apprenants sur Google ou des plateformes spécialisées : 93 % des employeurs ayant eu recours aux services Transitions Pro se disent satisfaits, un bon indicateur de la qualité des parcours labellisés.

Comparez les coûts en demandant plusieurs devis via Mon Compte Formation. Si vous visez un métier en tension, l’alternance est souvent la voie la plus rapide pour être rémunéré tout en apprenant, sans puiser dans vos droits au chômage. Pour les projets individuels, le PTP reste la solution la plus protectrice : il conserve votre salaire pendant toute la durée de la formation, y compris pour les cursus longs.

Aides financières complémentaires pour une reconversion sans baisse de revenus

  • PTP maintient 100 % du salaire brut pendant toute la durée de la formation, dans la limite d’un plafond fixé par la CPAM.
  • Alternance propose un salaire (entre 27 % et 100 % du SMIC selon l’âge et le diplôme) + prise en charge totale des frais de formation par l’OPCO.
  • CPF peut être complété par un abondement employeur, Transitions Pro ou Pôle emploi si le coût de la formation dépasse vos droits (500 à 800 € de cumul annuel pour un temps plein).
  • Formations AFPA / GRETA sont rémunérées via la rémunération de fin de formation (RFF) ou l’allocation de retour à l’emploi (ARE) pour les demandeurs d’emploi.
  • Aides Transitions Pro couvrent les frais annexes : transport, hébergement et repas pendant la formation, en complément du maintien de salaire.

Questions fréquentes sur la reconversion en CDI

Comment quitter un CDI pour une reconversion professionnelle ?

La méthode la plus sécurisée est d’obtenir une rupture conventionnelle avec votre employeur, ce qui ouvre des droits au chômage pour financer votre projet. Vous pouvez aussi démissionner pour suivre une formation via le dispositif démissionnaire.

Comment se reconvertir sans perdre son salaire ?

Utilisez le Projet de Transition Professionnelle (PTP) qui maintient votre rémunération pendant toute la durée de votre formation, à hauteur de 90 à 100 % de votre salaire net.

Quels sont les métiers qui recrutent pour une reconversion en 2025 ?

Les secteurs porteurs incluent le développement informatique, les métiers du soin (infirmier, aide-soignant), la plomberie, l’électricité, et les ressources humaines, avec des formations courtes et financées.

Comment se passe concrètement une reconversion professionnelle quand on est en CDI ?

Vous commencez par un bilan de compétences, puis vous choisissez une formation que vous financez avec votre CPF ou le PTP. Après validation, vous quittez votre CDI via rupture conventionnelle ou démission légale.